𝐀𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟗𝟕 : «Le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Il est le plus haut fonctionnaire de l’Organisation.»
Donc il n’existe aucune règle obligeant un candidat à être parrainé par son propre pays pour que sa candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU soit valable.
Mais 𝗔𝗧𝗧𝗘𝗡𝗧𝗜𝗢𝗡 !
Il n’existe aucun mécanisme permettant à un candidat de déposer sa candidature lui-même : il faut passer par un État membre. C’est pourquoi le soutien du gouvernement sénégalais est crucial pour Macky Sall : c’est lui qui pourra officiellement soumettre sa candidature. Théoriquement, si le gouvernement sénégalais refusait, un autre État membre pourrait proposer sa candidature au Conseil de sécurité. Mais sans l’appui de son propre gouvernement, le candidat serait très désavantagé sur le plan du lobbying diplomatique.
Et pour être recommandé comme Secrétaire général, Macky Sall devra obtenir au moins 9 voix sur 15 au Conseil de sécurité, sans veto des 5 membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni). Ensuite, c’est l’Assemblée générale qui vote pour la nomination finale, où le lobbying diplomatique joue également un rôle très important.
La question est : à cause des querelles internes, le gouvernement sénégalais va-t-il refuser de soumettre la candidature de Macky Sall, qui, dit-on, bénéficie du soutien de nombreux États africains ? Ou bien le Sénégal a-t-il un autre candidat national qu’il souhaite proposer à sa place ?
