Ce dimanche 11 janvier 2026 marque un tournant institutionnel pour le Bénin avec l’ouverture des bureaux de vote pour un double scrutin législatif et communal. Les électeurs sont appelés à désigner 109 députés et plus de 1 800 conseillers municipaux qui, suite à une récente révision constitutionnelle, inaugureront des mandats portés à sept ans.
Ce rendez-vous électoral est crucial, car il sert de prélude à l’élection présidentielle d’avril prochain, tout en testant la résilience des partis face à un nouveau code électoral particulièrement exigeant. Désormais, pour obtenir des sièges, une formation politique doit recueillir au moins 20 % des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions du pays, un seuil ramené à 10 % en cas de coalition.
L’enjeu majeur de cette journée réside dans la capacité de l’opposition à maintenir sa présence au sein d’une Assemblée nationale dominée par la mouvance présidentielle (81 sièges sur 109 sortants). Alors que le parti « Les Démocrates » joue son avenir parlementaire pour éviter le retour à un Parlement « monocolore » comme en 2019, les observateurs scruteront de près le taux de participation.
Ce dernier permettra d’évaluer l’adhésion des citoyens aux réformes politiques de Patrice Talon dans un climat où certaines candidatures de l’opposition ont déjà été écartées des prochaines échéances.
diplomate pour nouvelleinfo
