Fidèle à sa doctrine de « l’Amérique d’abord », Donald Trump a orchestré une rupture diplomatique sans précédent ce mercredi 7 janvier 2026, en ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales. Cette offensive vise tout particulièrement la coopération climatique mondiale : le décret présidentiel acte la sortie de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) — pilier des accords mondiaux depuis 1992 — ainsi que du GIEC, l’autorité scientifique de référence.
Parallèlement, l’administration américaine s’attaque aux volets sociaux et humanitaires de l’ONU en quittant le Fonds pour la population et l’agence pour le commerce (Cnuced), tout en maintenant des coupes budgétaires drastiques pour le Programme alimentaire mondial et le Haut commissariat aux réfugiés.
Cette décision radicale, qualifiée d’« antiscience » par les observateurs de l’Union of Concerned Scientists, marque un point de non-retour par rapport à l’ère Biden. Contrairement à son premier mandat où il s’était contenté de quitter l’Accord de Paris, Donald Trump prive cette fois Washington de tout siège lors des conférences annuelles sur le climat, isolant les États-Unis sur la scène internationale.
Alors que le président réaffirme son soutien total au charbon et fustige la science environnementale, cette vague de désengagements, qui inclut également l’UNESCO et l’OMS, affaiblit considérablement la capacité d’action de l’ONU face aux défis globaux du XXIe siècle.
Diplomate pour nouvelleinfo
