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À Conakry, le marché de Madina retrouve peu à peu son visage habituel. Quelques jours seulement après l’opération de déguerpissement menée par les forces de sécurité à l’occasion de l’investiture du Président de la République, les étalagistes et vendeurs ambulants ont repris leurs activités sur les lieux qu’ils occupaient auparavant.
L’intervention des autorités visait à libérer les emprises publiques, lutter contre l’occupation anarchique de la voie publique et fluidifier la circulation dans cette zone commerciale à très forte affluence. De nombreux commerçants, installés depuis plusieurs années sur les trottoirs, les chaussées et aux abords des ponts, avaient été sommés de quitter leurs emplacements, une mesure présentée comme nécessaire pour des raisons de sécurité et d’ordre public.
Cependant, sur le terrain, la réalité est toute autre. À Madina, les étals ont progressivement refait surface. Sur plusieurs axes stratégiques, des femmes vendeuses se sont de nouveau installées, réduisant les espaces de passage pour les piétons. Des vendeurs ambulants occupent à nouveau les chaussées, parfois au mépris des règles de circulation, tandis que des étals improvisés réapparaissent dans les ruelles du marché.
La même situation est observée sur plusieurs chaussées, désormais envahies par des vendeurs ambulants, des engins et des étals improvisés.
Sous le regard parfois impuissant de quelques agents de sécurité, ces marchands exposent leurs marchandises à même le sol ou sur des tables de fortune. Plusieurs commerçants expliquent n’avoir aucune autre source de revenus, estimant que quitter le marché reviendrait à perdre leur seul moyen de subsistance.
Face à cette situation, la délégation spéciale de Matam annonce une descente imminente dans ce grand centre commercial afin de libérer à nouveau les emprises publiques et de rétablir la fluidité de la circulation.
Vu chez Allureinfo
