Le Nigeria a été frappé par une nouvelle et violente vague d’insécurité, marquée par l’enlèvement d’au moins 227 élèves et enseignants de l’école catholique St Mary dans l’État du Niger, le vendredi 21 novembre 2025. Cet enlèvement de masse, qui a concerné 215 étudiantes et 12 enseignants, selon l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN), intervient quelques jours seulement après un autre enlèvement de 25 lycéennes dans l’internat pour filles de Maga, dans l’État de Kebbi.
Bien que l’identité des ravisseurs – qu’il s’agisse de gangs criminels ou de groupes jihadistes comme Ansaru – demeure incertaine, ces actes rappellent les précédents dramatiques comme le rapt de Chibok en 2014, soulignant la profonde crise sécuritaire qui mine ce pays le plus peuplé d’Afrique.
Face à cette série d’attaques, qui inclut également l’assaut meurtrier d’une église à Eruku, le gouvernement a réagi en ordonnant la fermeture temporaire de tous les internats dans la zone de l’école St Mary, ainsi que la fermeture préventive des établissements scolaires dans plusieurs autres États (Katsina, Plateau et Kwara). Le président nigérian Bola Tinubu a également annulé ses déplacements internationaux.
Ces événements surviennent dans un contexte de tensions diplomatiques, le président américain Donald Trump ayant menacé d’une intervention militaire au Nigeria en raison d’allégations de persécution des chrétiens, bien qu’Abuja affirme que les attaques visent les Nigérians de toutes confessions.
La police et l’armée ont lancé des opérations de ratissage pour tenter de retrouver les victimes, qui auraient été emmenées dans la forêt de Birnin Gwari, un bastion connu de gangs.
