L’ancien président sénégalais Macky Sall entre officiellement dans la course à la succession d’Antonio Guterres, après que le Burundi a déposé sa candidature au siège des Nations Unies ce lundi 2 mars 2026. Bien qu’il doive affronter des figures de proue comme Michelle Bachelet et Rafael Grossi, et qu’il ne réponde pas à la demande croissante pour une nomination féminine ou issue d’Amérique Latine, Macky Sall mise sur son profil de candidat du « Sud global ».
Ses partisans mettent en avant son absence de contentieux majeur avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, soulignant sa capacité à naviguer entre les influences de Washington, Pékin et Moscou.
Pour transformer cet essai, l’ex-chef d’État devra d’abord obtenir l’onction officielle de l’Union africaine afin de se présenter comme le candidat unique du continent.
Malgré les critiques internes au Sénégal sur sa gestion passée, sa stratégie repose sur l’idée qu’il incarne un consensus rare dans un climat géopolitique mondial extrêmement polarisé. S’il parvient à rallier les membres africains et les pays de l’Organisation de la coopération islamique siégeant au Conseil, il pourrait bousculer les pronostics qui favorisaient jusqu’ici une alternance régionale ou de genre.
