Deux responsables de l’administration communale de Matam, Badra Koné et Diarra Moustapha Sanoh, ont été placés en garde à vue à la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ). L’ancien président de la délégation spéciale et le directeur communal de la taxe d’équipement devraient être présentés devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ce lundi 27 avril 2026, selon des sources proches du dossier.
Au cœur de l’affaire, des soupçons de détournement de fonds publics. Plus de 1 400 000 francs guinéens, provenant notamment des recettes du grand marché de SOCOBA, auraient été encaissés par chèque sur un compte personnel, en l’occurrence celui de l’ancien président de la délégation spéciale. D’autres montants seraient également concernés par ces opérations jugées irrégulières.
Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités dans une affaire où les ressources de la commune auraient été utilisées à des fins privées. Les faits reprochés pourraient s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années, selon les premières informations.
Cette procédure judiciaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption engagée par les autorités Guinéennes. À plusieurs reprises, le président de la République a affirmé sa volonté de sanctionner les auteurs de malversations, sans distinction.
Du côté de la CRIEF, dirigée par le procureur spécial Charles Wright, plusieurs dossiers liés à la gestion des finances publiques ont récemment connu des avancées significatives. L’affaire de Matam vient ainsi s’ajouter à une série de procédures visant à renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
En attendant leur comparution, les deux mis en cause restent présumés innocents des faits qui leur sont reprochés.
Diplomate pour nouvelleinfo
